Les AVC, autre fois rares dans nos pays, sont devenus monnaie courante. Il s’agit d’un trouble circulatoire au niveau du cerveau; soit l’obstruction d’une artère (AVC ischémique), soit la rupture d’une artère avec une hémorragie (AVC hémorragique); tout ceci concourant à l’arrêt d’apport d’oxygène au niveau du territoire cérébral concerné.

Les facteurs de risque de l’AVC

Il ne faut pas confondre causes et facteurs de risque. On appelle facteur de risque, toute situation augmentant le risque de contracter une maladie par rapport à des personnes sans ces facteurs. Dans l’AVC, ce sont principalement les facteurs de risque cardiovasculaires, notamment:
Le tabac
• La sédentarité (manque d’activité physique)
• L’obésité
• L’alcool: selon les études, le rôle de l’alcool est controversé dans la survenue de l’accident vasculaire cérébral; il est démontré le rôle protecteur de l’alcool pour un verre de vin à table, tandis qu’au-delà, ceci augmenterait le risque d’AVC.

Les signes

Le dénomiateur commun de l’accident vasculaire cérébral, qu’il soit ischémique ou hémorragique, c’est l’hypertension artérielle (HTA). Les signes qui doivent vous faire penser à un AVC, sont chez une personne avec une mobilité normale, un déficit moteur brutal (paralysie d’un membre ou de l’hémicorps), paralysie faciale (la bouche est déviée), une dysarthrie (trouble de la parole, avec des mots incompréhensibles, difficiles à sortir). Il faut noter qu’on peut avoir seulement un signe ou tout à la fois.


Le caractère brutal de la survenue du signe, doit vous alerter et faire prévenir les secours ou transporter la personne dans le centre le plus proche. Ces signes évocateurs de l’AVC peuvent régresser et disparaître ou persister même après l’accident ; ce sont dans ce cas, les séquelles de l’AVC qui nécessiterons des séances de rééducation.

D’autres signes peuvent apparaître avant la survenue du déficit, et faisant pensé au caractère hémorragique de l’AVC; il s’agit de fortes migraines, vision floue, nausées et vomissements.

Comment prévenir les accidents vasculaires cérébraux ?

La prévention de la survenue de l’AVC passe non seulement par le suivi correct de l’HTA, mais aussi et surtout par le contrôle des facteurs de risque sus-cités:

• Arrêt du tabac
• Modérer la consommation d’alcool
• Pratiquer le sport
• Eviter les repas trop gras, trop sucrés et trop salés


En conclusion, l’AVC est une pathologie grave pouvant laisser des séquelles irréversibles. Il est donc important de mettre l’accent sur la prévention.

Dr Ibrahim Koné

L'invité
L'invité de TCHEYA est un contributeur indépendant qui souhaite partager des billets pertinents avec les lecteurs.

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.